L’histoire des vins de Champagne remonte à l’époque romaine, où la région de Champagne était surtout connue pour les vins tranquilles (non effervescents) de la ville d’Aÿ. Les vins de Champagne furent ensuite, pendant très longtemps, stockés dans des tonneaux. Cependant, à la fin de l’hiver, la fermentation du vin reprenait (elle était stoppée par le froid et recommençait avec les températures plus douces du printemps). De plus, les tonneaux posaient des problèmes de transport et de conservation. On décida alors de mettre le vin en bouteille. Mais la mauvaise qualité des bouchons et l’irrégularité de la fermentation engendrèrent un nouveau problème : les bouchons éclatèrent. Les moines, qui Au Moyen-âge, toute comme dans de nombreuses régions, cultivaient la vigne, en Champagne, participèrent notamment à comprendre la fermentation des vins de champagne. (La paternité du champagne est souvent attribuée au moine Dom Pérignon, mais elle n’a pas été encore été prouvée aujourd’hui). Pour ceci, il fut nécessaire de maîtriser l’assemblage des raisins, de réguler l’ajout de sucre et d’améliorer la qualité des bouchons et des bouteilles de champagne.

      

Aujourd’hui, le champagne est élaboré de la manière générale :

      

       

  1. 1ère fermentation : le sucre, présent dans les raisins, se transforme en alcool et on assemble ensuite les raisins, issus des trois cépages autorisés en Champagne.
  2. 2ème fermentation et prise de mousse en bouteille. C’est lors de cette étape que l’on ajoute le sucre. Le sucre doit être totalement consommé, tout en obtenant la pression souhaitée. Ce sont les levures qui transforment le sucre en alcool et en gaz carbonique, ce qui permet d’obtenir l’effervescence du champagne. De ce fait, le choix des levures est très important, de même que le couchage des bouteilles, car ainsi la surface de dépôt des levures est plus grande. La constance d’une température basse est également un élément déterminant pour le bon travail des levures.
  3. Remuage et  dégorgement : On remue les bouteilles et on enlève le dépôt dû à la deuxième  fermentation.
  4. Bouchage définitif : on ajoute la liqueur (pour obtenir un dosage en sucre plus ou moins élevé) et on bouche la bouteille. Le champagne est maintenant prêt à être commercialisé.
      

      

Il existe ainsi des éléments déterminants pour l’élaboration du  champagne :

      

       

  1. La bouteille  (la bouteille de champagne est capable de résister à une pression de 20 bars.)
  2. Le  bouchage : le choix du bouchon et le bouchage définitif sont très  importants.
  3. Le sucre : l’adjonction de sucre est nécessaire, les champenois l’ajoute déjà depuis le XIXème siècle en plus du sucre naturel des raisins.
  4. Les  levures : elles sont nécessaires pour transformer le sucre en alcool et en  gaz carbonique.
      

      

 

      

Outre une élaboration très spécifique, l’appellation champagne est délimitée par des règles très strictes. Géographiquement, on peut décomposer la champagne en 4 zones de production principales :

      

       

  1. La Montagne  de Reims, surtout réputée pour la culture du pinot noir et pinot meunier
  2. La Vallée de  la Marne, surtout réputée pour la culture du pinot noir et pinot meunier
  3. La Côte des  Blancs, surtout réputée pour la culture du chardonnay
  4. La Côte des  Bar, surtout réputée pour la culture du pinot noir
      

      

Trois cépages autorisés pour l’élaboration des vins de champagne sont donc : le chardonnay, le pinot noir et le pinot meunier. 

      

Le Champagne est donc exclusivement produit dans la région de la Champagne, en France. (comme le champagne  perrier jouet) Elle est située à environ 200 km au Nord-Est de Paris et s’étend sur les départements de la Marne, de l’Aube, de l’Aisne, de la Seine-et-Marne et de la Haute-Marne, sur environ 33 000 hectares, dont 28 000 sont exploités pour la culture de la vigne. La Champagne est la région viticole la plus septentrionale, c’est-à-dire, la plus au Nord, de France. Son terroir est unique en son genre. En effet, il bénéficie d’une position géographique très intéressante (climat rigoureux), d’un sous-sol calcaire, d’une implantation des vignes en coteaux et d’une parcellisation, éléments qui permettent à son terroir d’offrir des vins uniques au monde. Le sous-sol de Champagne est parfaitement adapté à la culture de la vigne. En effet, la mer, en se retirant, il y a plusieurs millions d’années, a laissé une couche superficielle argilo-calcaire. Cette couche agit comme une éponge en absorbant les excès d’eau dues aux précipitations trop abondantes en hiver et restitue l’eau en été aux racines, qui en ont besoin.

      

Les champenois ont élaboré différents types de champagnes, afin de répondre aux différentes attentes des amateurs de champagne :

      

       

  1. Blanc de  Noirs : assemblage de pinot noir et ou pinot meunier
  2. Blanc de  Blancs : assemblage de chardonnay uniquement
  3. Brut sans année : assemblage de pinot noir, pinot meunier et chardonnay. Il peut être issu de cuvées de plusieurs années et de plusieurs crus. C’est la cuvée, qui représente le style d’une maison de Champagne.
  4. Rosé : il s’agit soit d’un assemblage de vins blancs et de vins rouges ou d’une macération légère en cuve de raisins rouges. En effet, La Champagne est la seule région en France à pouvoir réaliser un vin rosé par assemblage (de vins rouges et blancs), les autres régions viticoles françaises sont obligées de réaliser la macération pour l’élaboration d’un rosé.
  5. Millésimé : le vin est issu d’une seule et même année. Les champagnes millésimés sont en général des vins de caractère car ils sont produits uniquement dans les meilleures années.
  6. Cuvée Spéciale : elles peuvent être millésimées, issues d’un assemblage de crus spécifiques (grand cru, premier cru ou parcelles spéciales), issues d’un seul cépage (c’est-à-dire mono cépage) ou encore issues d’une longue maturation.
      

      

 

      

Les champagnes se distinguent également par leur dosage, c’est-à-dire par la quantité de sucre par litre, quantité définie lors de l’adjonction de la liqueur. Ils sont ainsi classés du plus au moins dosés de la manière suivante : extra brut (moins de 6 grammes), brut (moins de 15 grammes), extra dry (entre 12 et 20 grammes), sec (entre 17 et 35 grammes), demi-sec (entre 33 et 50 grammes) et doux (plus de 50 grammes). Si le champagne comporte moins de 3gr de sucre par litre, on parlera de brut nature ou dosage 0 ou encore non dosé.

      

La dégustation du champagne.

      

Afin de déguster le champagne de la meilleure manière, il est conseillé de le boire à une température de 7° C à 9° C pour les cuvées non millésimées et de 10° C à 12° C pour les cuvées spéciales ou millésimées. Il est fortement déconseiller de le mettre au congélateur, en effet, le champagne perdrait ces subtils arômes. Une fois sorti de la cave, il faut soit le mettre dans le frigo couché, soit dans un seau avec de l’eau et des glaçons, afin de l’amener à une température idéale pour la dégustation du champagne. Il est également conseillé de préférer la flute afin de mieux apprécier les arômes du champagne. Contrairement à ce que l’on pense, le champagne se dégustera très bien tout au long d’un repas. Les plats, qui s’accordent cependant le mieux avec le champagne, sont les fruits de mer, les entrées froides, les hors d’œuvres, ainsi que les desserts.